Jesse Boykins III : personnification de la rencontre entre R&B et électro.

Élevé initialement en Jamaïque, le producteur et interprète est passé par Miami avant de s’installer à Brooklyn où il réside toujours. Le compositeur nous propose un style à la fois doux et puissant qui saura mettre d’accord les amoureux du R&B, de la Soul et d’Electro.

Jesse Boykins III : personnification de la rencontre entre R&B et électro.

Il est un de ces jours où je bénis Soundcloud et autres Shazam. Soyons honnêtes, ces bestioles nous ont fait faire de belles rencontres musicales. Alors qu’internet offre une mer de tracks aussi bien bonnes que mauvaises, il nous arrive toujours, un moment où un autre, de tomber sur LA perle de la journée. En ce jour de commémoration et de flemme ultime, j’ai plaisir à découvrir -presque en même temps que vous au final- Jesse Boykins III.

 

Je ne vais pas chercher à le ranger dans une quelconque case musicale, tout d’abord parce que je ne suis pas douée pour ça, mais aussi parce que le Monsieur ne nous facilite pas la tâche tant il mélange tout ce qui lui chante. Parlons plutôt de ses antécédents et de ses origines. Élevé initialement en Jamaïque, le producteur et interprète est passé par Miami avant de s’installer à Brooklyn où il réside toujours. Le compositeur nous propose un style à la fois doux et puissant qui saura mettre d’accord les amoureux du R&B, de la Soul et d’Electro. Sa voix fluette, qui n’est pas sans rappeler celle de Pharrell Williams, s’accompagne d’instrumentales cosmopolites qui font s’étreindre une multitude de cultures.

 

Bien que ses principales influences soient Stevie Wonder, Bob Marley, Sade, The Beatles, Maxwell et André 3000, sa ressource principale n’en reste pas moins sa tante. Lors d’une interview pour Interview Magazine, le chanteur explique même que sa tante, adoratrice de doo-wop et de gospel, l’a aidé à s’ouvrir et à considérer le monde d’un autre point de vue. Ce voyageur invétéré s’inspire de ce qui l’entoure, et se veut conter son histoire à travers des paroles qu’il compare lui-même à de « petits scripts ». À travers ces mêmes paroles, l’artiste aborde le traditionnel thème de l’amour. Toutefois, n’y voyez pas ici des textes niant-niant qui vous lasserons. La richesse du vocabulaire employé apporte un sentiment de fraîcheur qui s’accompagne particulièrement bien avec ses instrumentales pensées et travaillées. La propreté de son travail n’est d’ailleurs pas passée inaperçue puisque Jesse Boykins III a collaboré avec divers artistes comme Vic Mensa, Matt Martians (The Internet), Chad Dexter, MoRuf et Theophilus London.

 

Après un album appelé ZULU GURU sorti en 2012, sur lequel il a travaillé avec Dj Melo-X, Jesse Boykins continue dans sa lancée avec Love Appartus (2014). Cet hyperactif ne s’arrête pas là et prend le parti de s’attaquer des monuments du R&B en reprenant des titres de Little Dragon, Drake, Jhene Aïko ou Sampha. Quand je vois ce que le bonhomme a déjà sorti, j’ai presque honte de ne pas déjà connaitre. Quoiqu’il en soit, ne vous inquiétez pas, je vais rattraper mon retard. Il y a de quoi faire sur sa page SoundCloud.

Tags : #Jesse Boykins, The Chemistry, music

Article Up par The Chemistry Magazine - http://the-chemistry.net

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