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    Do Me Love, ou les choses de la vie

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<p>Do Me Love, le nouveau film r&eacute;alis&eacute; par Jacky Katu et Lou Viger est la s&eacute;lection du cin&eacute;ma ind&eacute;pendant Le Saint-Andr&eacute; des Arts. Dans ce film, fable d&eacute;sabus&eacute; des amours interlopes, c&#39;est l&#39;humain qui trinque, et peine &agrave; vivre, heurt&eacute; dans ses d&eacute;sirs par un maelstrom de choses qui le prive de toute continuit&eacute; et brise un &agrave; un ses emballements, ses envies.</p> <p>Do Me Love est un film d&#39;amour, malgr&eacute; tout. Car l&#39;amour, dans le film, s&#39;il ne se d&eacute;cide pas, s&#39;il provoque des heurts, s&#39;il est explicite, contient sa part de beaut&eacute; et permet &agrave; l&#39;humain d&#39;exprimer sa grandeur, sa po&eacute;sie en d&eacute;pit de tout. Le film est un objet ind&eacute;pendant libre et peu sc&eacute;naris&eacute;. Il fonctionne sur l&#39;impro, et cela tombe bien, les com&eacute;diens sont emballants. Nous parlons de <strong>Lizzie Brocher&eacute;, Christine Armanger, Val&eacute;rie Maes, Patrick Zocco </strong>bien dirig&eacute;s et spontan&eacute;s. Du sang, des larmes, et tout le reste, mais de la lumi&egrave;re aussi !</p> <p>Sortie le 30/03/2016</p> <p><iframe frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/t6THk-0Qxj0" width="560"></iframe></p>

<p>Apr&egrave;s les succ&egrave;s critiques et publics de <em>The Inglorious Basterds </em>et <em>Django Unchained, </em>Quentin Tarantino, qu&#39;il ne convient plus de pr&eacute;senter, revient ici avec ce que la critique &agrave; nommer &laquo;&nbsp; sa noucelle claque western&nbsp;&raquo;. Avec son acteur f&eacute;tiche ( Samuel L.Jackson ), d&#39;anciens habitu&eacute;s de son &eacute;curie ( Tim Roth, Michael Madsen et Kurt Russell ) et des nouveaux collaborateurs( Jennifer Jason Leigh, Channing Tatum ) . Tarantino &eacute;tant l&#39;un des rares r&eacute;alisateur r&eacute;ussissant &agrave; allier succ&egrave;s critique et et succ&egrave;s populaire, le sortie de chacun de ses films est un &eacute;v&eacute;nement cin&eacute;matographique &agrave; part enti&egrave;re. Que vaut donc le premier film attendu de cette ann&eacute;e 2016&nbsp;?</p> <p style="text-align:center">&nbsp;<img alt="" src="http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/2qijkhn0ctpwx8acoz5fxkpvtmr4nbh$hbpx07q2l1oii7zvvew7ahwq3odiifq/capture-decran-2015-09-16-a-17-37-46.jpeg" style="height:367px; width:584px" /></p> <p><u><strong>Le Pitch</strong></u>&nbsp;: Apr&egrave;s la Guerre de S&eacute;cession, dans un Wyoming frapp&eacute; par un puissant blizzard, John Ruth convoie la dangereuse criminelle Daisy Domergue, qui doit &ecirc;tre pendue dans la ville de Red Rock. En chemin, leur diligence s&#39;arr&ecirc;te pour prendre &agrave; son bord Marquis Warren, c&eacute;l&egrave;bre chasseur de primes, puis Chris Mannix, qui doit devenir le nouveau sh&eacute;rif de Red Rock. En attendant que la temp&ecirc;te se calme, tous font halte dans la mercerie de Minnie. Mais la propri&eacute;taire est absente. A la place, Ruth et les autres passagers font la connaissance de curieux personnages : l&#39;anglais Oswaldo Mobray, l&#39;officier sudiste Sanford Smithers et le taiseux Joe Gage...</p> <p>&nbsp;</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://cinema.niooz.fr/cache/mediaurl/600x200/8074eee10b0348be9d05f73d600db594.jpg" style="height:324px; width:485px" /></p> <p>On ne pouvait qu&#39;&ecirc;tre dubitatif avant la s&eacute;ance. Quentin Tarantino est un cin&eacute;aste avec un style tr&egrave;s reconnaissable, et dans le mesure ou il s&#39;agissait de son deuxi&egrave;me western d&#39;affil&eacute;e, on pouvait craindre un Django bis. Surtout que son style est effectivement pr&eacute;sent. Image stylis&eacute;e&nbsp;: CHECK&nbsp;! Dialogues &agrave; rallonge&nbsp;: CHECK&nbsp;! Narration non-chronologique&nbsp;: CHECK&nbsp;! Violence exag&eacute;r&eacute;e et esth&eacute;tis&eacute;e: CHECK&nbsp;! Le tout dans une ambiance dont le calme apparent ne fait que nous endormir jusqu&#39;au prochain choc&nbsp;: CHECK&nbsp;! La crainte &eacute;tait l&eacute;gitime et, fort heureusement, il n&#39;en est rien.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://www.lesinrocks.com/wp-content/thumbnails/uploads/2015/10/les8salopards-tt-width-604-height-403-lazyload-0-crop-0-bgcolor-000000.jpg" style="height:330px; width:494px" /></p> <p>Car contrairement &agrave; ce que l&#39;on pourrait penser, ce film n&#39;est pas un western, c&#39;est un huis-clos et un film d&#39;enqu&ecirc;te qui se d&eacute;roule dans un univers de western, ce qui permet un m&eacute;lange des genre tr&egrave;s int&eacute;ressant. Surtout que Tarantino prend &agrave; rebours l&#39;imagerie classique du western. Finie les grands paysages sur un coucher de soleil, bonjour le blizzard dans un petite maison qui fait plus penser &agrave; un chalet suisse. Pas de grandes chevauch&eacute;es, simplement des gens qui parlent. On pourrait croire que l&#39;on s&#39;est fait avoir, mais c&#39;est sans compter sur le talent incroyable de Tarantino pour nous tenir en haleine avec ses dialogues.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2015/09/17/hateful-eight-sappellera-les-8-salopards-en-vf.jpg?itok=U4X1hFtc" style="height:284px; width:506px" /></p> <p>Dans un film ou la grande majorit&eacute; du r&eacute;cit tient dans les dialogues, il va s&#39;en dire que le c&oelig;ur du film, et sa principale qualit&eacute; reste avant tout son casting. Tous les acteurs du film sont particuli&egrave;rement justes, notamment Samuel L.Jackson qui litt&eacute;ralement cr&egrave;ve l&#39;&eacute;cran. Ils arrivent tous &agrave; donner corps &agrave; des personnages magnifiquement bien &eacute;crits, et particuli&egrave;rement complexes, ce qui est relativement rare dans des films pr&eacute;sentant autant de personnages centraux.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Je parle beaucoup de l&#39;&eacute;criture mais je tiens &agrave; rassurer le spectateur lambda, le film a &eacute;galement son lot de gunfight et d&#39;h&eacute;moglobine, qui restent la marque de fabrique du r&eacute;alisateur. Il est d&#39;ailleurs assez r&eacute;jouissant de constater que contrairement &agrave; d&#39;autres r&eacute;alisateurs tr&egrave;s marqu&eacute;s au niveau du style, comme Burton ou Nolan, que Tarantino r&eacute;ussisse encore &agrave; surprendre et &agrave; frapper toujours en utilisant les m&ecirc;mes codes. Ce premier film tr&egrave;s attendu de l&#39;ann&eacute;e est une r&eacute;ussite. Esp&eacute;rons que cette ann&eacute;e, les films suivants seront au niveau.</p> <p>&nbsp;</p>

<pre style="text-align:justify"> <span style="font-size:14px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">Que dire de Jurassic World...? Commen&ccedil;ons par parler des premiers films, je les ai vu &eacute;tant enfant,, et chaque fois que je vois le premier, j&#39;ai beau conna&icirc;tre le film par c&oelig;ur j&#39;ai toujours les m&ecirc;mes &eacute;toiles dans les yeux, la m&ecirc;me attente, les m&ecirc;mes frissons. Le deuxi&egrave;me est &eacute;galement tr&egrave;s bon et la pr&eacute;sence de Jeff Goldblum en personnage principal est fort plaisant ! Le troisi&egrave;me film m&#39;ayant particuli&egrave;rement d&eacute;&ccedil;ue et j&#39;avoue ao&ucirc;t accueillis froidement l&#39;annonce de Jurassic World, pour moi le concept &eacute;tait r&eacute;chauff&eacute; et uniquement l&agrave; pour faire de l&#39;argent. La bande annonce m&#39;a fait bondir pour plusieurs raisons, un dinosaure hybride ? Des velociraptors que l&#39;on dresse comme des animaux de cirque ? Je voyais d&eacute;j&agrave; mon enfance se faire d&eacute;truire par une m&eacute;t&eacute;orite, pour une question d&#39;argent. Je suis all&eacute; voir le film aujourd&#39;hui, et je dois reconna&icirc;tre qu&#39;il partait perdant, je n&#39;arrivais pas &agrave; me dire qu&#39;il pourrait &ecirc;tre vraiment bon, seulement passable. Lorsqu&#39;il a commenc&eacute;, j&#39;avoue que je ne m&#39;attendais qu&#39;&agrave; du mauvais (le dernier film n&#39;ayant pas aid&eacute; du tout).&nbsp; Mais des le d&eacute;but j&#39;ai &eacute;t&eacute; conquise, les dinosaures &eacute;taient l&agrave;, le parc &eacute;tait enfin ouvert, certains d&eacute;cors du premier parc ont &eacute;t&eacute; r&eacute;utilis&eacute;, le th&egrave;me musical de John Williams &eacute;tait l&agrave; pour accompagner les visiteurs, et j&#39;&eacute;tais de nouveau cette petite fille qui r&ecirc;vait devant ce film. Beaucoup de r&eacute;f&eacute;rences ont &eacute;t&eacute; faites au premier film pour mon plus grand plaisir (et je pense ceux de ma g&eacute;n&eacute;ration qui ont grandis avec), et contrairement &agrave; ce que j&#39;aurai pu pens&eacute;, les choses ont un sens, ce n&#39;est pas juste de la poudre aux yeux, l&#39;ADN modifi&eacute; de l&#39;Indominus Rex et le dressage des raptors servent r&eacute;ellement. L&#39;histoire est fluide et sans longueurs, et c&#39;est avec plaisir que j&#39;ai revu le T. Rex et les raptors. Le parc est comme il aurait pu &ecirc;tre s&#39;il n&#39;y avait pas eu l&#39;incident du premier film. Le jeu des acteurs est bon dans l&#39;ensemble, pour ne rien enlever &agrave; la qualit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du film, les dinosaures sont toujours aussi beaux &agrave; voir. Pour les fans de la saga, allez voir le film, il est bon, vraiment bon, certes il n&#39;&eacute;gale pas le premier (est ce seulement possible...?) mais il est carr&eacute;ment meilleur que le 3 ! Je pense r&eacute;ellement que vous ne serez pas d&eacute;&ccedil;us. Je pense que Richard Attenborough, (aka John Hammond dans le 1 &amp; 2), aurait &eacute;t&eacute; fier de voir ce parc qu&#39;ils ont r&eacute;ussis &agrave; cr&eacute;er et surtout &agrave; ouvrir. Pour ma part j&#39;esp&egrave;re que ce film cl&ocirc;turera d&eacute;finitivement la saga et que les portes du parc ne s&#39;ouvriront plus.</span></span></pre> <p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec <em>The Voices</em>, Marjane Satrapi signe son premier long-m&eacute;trage am&eacute;ricain. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>Pers&eacute;polis</em>, la semi-d&eacute;ception <em>Poulet aux Prunes</em> et le tr&egrave;s confidentiel <em>La Bande &agrave; Jotas</em>, la r&eacute;alisatrice franco-iranienne<em> </em>s&#39;empare du script de Michael R. Perry ( sc&eacute;nariste de <em>Paranormal Activity 2 </em>) pour en faire un film, qui, sous des airs de com&eacute;die pop et color&eacute;, parle &eacute;norm&eacute;ment de la psych&eacute; humaine. Une petite voix me disait qu&#39;un film de Marjane Satrapi est forc&eacute;ment bon. Une autre me disait qu&#39;un film avec Ryan Reynolds en personnage principal est forc&eacute;ment mauvais. Laquelle des deux a finalement eu raison&nbsp;?</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://static.mmzstatic.com/wp-content/uploads/2015/03/the-voices-jerry.jpg" style="height:283px; width:656px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp; <u><strong>Le Pitch</strong></u>&nbsp;: Jerry vit &agrave; Milton, une petite ville am&eacute;ricaine bien tranquille, ou il travaille &agrave; l&#39;usine et m&egrave;ne une vie assez paisible malgr&eacute; sa schizophr&eacute;nie, qui lui fait entendre des voix. Amoureux de sa coll&egrave;gue comptable Fiona, il va essayer de la s&eacute;duire. Mais c&#39;est sans compter sur les conseils de ses animaux de compagnie, Bosco le chien, essayant de le maintenir dans le droit chemin, et Monsieur Moustache son chat, qui le pousse &agrave; mal agir.</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec un pitch comme &ccedil;a, on peut s&#39;attendre &agrave; une com&eacute;die rose bonbon et bien sympathique mais au final un peu niaise. Et c&#39;est le cas. Mais pas seulement, car le film va tr&egrave;s vite s&#39;axer sur la schizophr&eacute;nie du personnage principal et ses pulsions meurtri&egrave;res, sans pour autant changer de ton. Car la premi&egrave;re chose que l&#39;on peut dire de ce film, c&#39;est qu&#39;il maintient un &eacute;quilibre parfait entre le tragique et le comique, et arrive tr&egrave;s bien &agrave; passer d&#39;un registre &agrave; l&#39;autre sans perturber le spectateur. Cet &eacute;quilibre est atteint par une rigueur formelle qui arrive &agrave; servir le fond du propos sans tomber dans l&#39;&eacute;cart de l&#39;exercice de style. Car le propos du film, c&#39;est la vision du monde d&#39;un schizophr&egrave;ne, ou de fa&ccedil;on plus large, un film sur la perception du monde. Car &agrave; quelque exception pr&egrave;s, nous voyons toujours le monde du point de vue de Jerry, et si l&#39;univers dans lequel se d&eacute;roule le film peut nous sembler irr&eacute;el, c&#39;est que quelque part, il l&#39;est.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://moviehole.net/img/thevoices.png" style="height:357px; width:540px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &laquo;&nbsp;Nous ne voyons pas les choses telles qu&#39;elles sont, nous les voyons telles que nous sommes&nbsp;&raquo;. Cette phrase pourrait parfaitement r&eacute;sumer le propos du film. Le monde que nous voyons dans film est un monde na&iuml;f, fantasque et niais... comme le personnage principal ( interpr&eacute;t&eacute; avec brio par Ryan Reynolds, qui n&#39;avait plus convaincu depuis <em>Buried </em>), qui est &eacute;galement schizophr&egrave;ne et du coup, se laisse aller &agrave; certains fantasmes, qui peuvent &ecirc;tre tr&egrave;s sombres, mais &eacute;galement tr&egrave;s empreints de po&eacute;sie.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://static.mmzstatic.com/wp-content/uploads/2015/03/the-voices-ryan-reynolds-gemma-arterton.jpg" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce qui n&#39;est pas sans rappeler Nietsche, qui dans &laquo;&nbsp;Ainsi parlait Zarathoustra&nbsp;&raquo;, qui &eacute;nonce &agrave; un moment que dans certains cas, le meilleur moyen de surmonter sa maladie, c&#39;est de l&#39;accepter comme partie int&eacute;grante de soi et la ch&eacute;rir dans son c&oelig;ur. C&#39;est exactement ce que fait Jerry, qui pr&eacute;f&egrave;re renoncer &agrave; son traitement, qui l&#39;oblige &agrave; le confronter &agrave; ce monde horrible rempli de mauvais souvenirs et surtout, &agrave; sa solitude, et rester malade en vivant dans ce monde merveilleux ou tout est rose bonbon, et ou il peut parler &agrave; ses animaux.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://img.actucine.com/wp-content/uploads/2015/02/The-Voices.jpg" style="height:303px; width:540px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les sc&egrave;nes de dialogue avec ses animaux, centrales dans le film, sont d&#39;ailleurs des parfaites repr&eacute;sentations de la psych&eacute; humaine selon Freud&nbsp;: Jerry, le &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;, est tiraill&eacute; entre les conseils de son chat, repr&eacute;sentant le &laquo;&nbsp;&ccedil;a&nbsp;&raquo;, c&#39;est &agrave; dire les pulsions sexuelles et morbides, et les recommandations de son chien, le &laquo;&nbsp;surmoi&nbsp;&raquo;, la morale et les interdits de la soci&eacute;t&eacute;. D&#39;ailleurs, le &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;, d&#39;apr&egrave;s Freud, n&#39;est pas maitre dans sa propre maison.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://fr.web.img6.acsta.net/c_640_360/videothumbnails/15/01/26/12/41/456107.jpg" style="height:304px; width:541px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&#39;est &agrave; &ccedil;a que l&#39;on peut constater le g&eacute;nie de ce film, comment faire passer un propos aussi riche et complexe, justement de fa&ccedil;on d&eacute;complex&eacute;e et totalement comique&nbsp;? Gr&acirc;ce &agrave; une brochette d&#39;acteurs impeccables ( on a d&eacute;j&agrave; cit&eacute; Ryan Reynolds mais il ne faut pas oublier la sublime Gemma Arterton et la p&eacute;tillante Anna Kendrick), gr&acirc;ce &agrave; un jeu de lumi&egrave;re et de cadres permettant facilement un changement d&#39;ambiance et de perception, et surtout gr&acirc;ce au sens de la mesure.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Il est inutile de vouloir faire une com&eacute;die musicale bancale pour parler d&#39;un tueur ( N&#39;est ce pas, monsieur Burton&nbsp;!?! ) ou un d&eacute;lire racoleur de geek pour parler de la folie ( Hein, monsieur Snyder!?!) , il faut juste un brin de fantaisie justement dos&eacute;, pour pouvoir chanter une &laquo;&nbsp;happy song&nbsp;&raquo; a la fin d&#39;un film sur un tueur schizophr&egrave;ne.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://fr.web.img6.acsta.net/rx_640_256/b_1_d6d6d6/newsv7/15/03/13/16/10/522564.jpg" /></p>

<p>Neill Blomkamp, le r&eacute;alisateur sud-africain du g&eacute;nial <em>District 9 </em>et du m&eacute;diocre <em>Elysium,</em> signe ici son troisi&egrave;me film, un conte philosophique futuriste et m&eacute;taphysique, traitant de l&#39;&acirc;me, de la conscience et de ce qui fait de nous des humains. Le r&eacute;alisateur &eacute;tant attendu au tournant, pour son prochain film, qui serait une nouvelle suite &agrave; la saga Alien, les fans peuvent-ils prendre confiance avec <em>Chappie&nbsp;</em>?</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://torrentreactor.org/wp-content/uploads/2015/01/Chappie-20151.jpg" style="height:255px; width:671px" />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u><strong>Le pitch&nbsp;</strong></u>:Dans un futur proche, en Afrique du Sud, la police combat la criminalit&eacute; avec l&rsquo;aide d&rsquo;une escouade de dro&iuml;des sp&eacute;cialement programm&eacute;s pour faire face aux situations les plus extr&ecirc;mes. Deon, le cr&eacute;ateur de ces robots, parvient quant &agrave; lui &agrave; mettre au point un syst&egrave;me d&rsquo;intelligence artificielle, capable d&rsquo;&eacute;voluer et d&rsquo;apprendre comme un &ecirc;tre humain. Le robot en question se nommera Chappie et sera dot&eacute; de la conscience d&#39;un enfant. Chappie devra rapidement apprendre &agrave; s&rsquo;adapter dans un monde violent, o&ugrave; sa condition exceptionnelle fait de lui une cible tr&egrave;s convoit&eacute;e&hellip;</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://i.ytimg.com/vi/Qyfkq66SgRk/maxresdefault.jpg" style="height:274px; width:488px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le d&eacute;but de <em>Chappie </em>est assez prometteur. Nous avons droit &agrave; une pr&eacute;sentattion de l&#39;univers qui nous rappelle <em>Robocop </em>et <em>District 9.</em> Des images tir&eacute;s de documentaires et de journaux t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s nous pr&eacute;sentant l&#39;univers&nbsp;: un Johannesburg gangr&eacute;n&eacute; par la violence et la conception de robot policiers pour combattre le crime. Pr&eacute;sentation de l&#39;entreprise, des personnages... tout comme dans <em>District 9. </em>On se dit qu&#39;on va avoir droit &agrave; un nouveau chef d&#39;oeuvre sign&eacute; Blomkamp... Et l&agrave;, c&#39;est le drame&nbsp;!!</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bon, un semi drame pour &ecirc;tre plus honn&ecirc;te, car en soi le film n&#39;est pas mauvais, le probl&egrave;me, c&#39;est que je l&#39;ai d&eacute;j&agrave; vu. Les robots ( et l&#39;intelligence artificielle de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale) ont toujours &eacute;t&eacute; exploit&eacute;s dans la science-fiction pour parler des humains. Qu&#39;est ce qui d&eacute;finit notre humanit&eacute;? Notre intelligence? Nos &eacute;motions?&nbsp; Notre capacit&eacute; &agrave; cr&eacute;er ? Notre attirance naturelle pour la violence ?Le film aborde ces th&egrave;mes, et il le fait bien... comme l&#39;ont fait les autres.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour aborder ce th&egrave;me, pourtant l&#39;id&eacute;e de base &eacute;tait int&eacute;ressante&nbsp;: Chappie au d&eacute;but a la conscience d&#39;un b&eacute;b&eacute;, en tant qu&#39;intelligence artificielle il &eacute;volue et grandit assez rapidement. Ainsi, c&#39;est l&#39;environnement social dans lequel il va grandir qui va le d&eacute;finir. Une grande partie du film aborde, avec justesse, l&#39;importance de l&#39;entourage, de l&#39;affection des parents, des valeurs morales inculqu&eacute;s, par les parents et d&#39;autres autorit&eacute;s, de l&#39;apprentissage par la douleur etc... Le film nous donne &agrave; voir de grands instants de po&eacute;sie, le temps d&#39;un plan graphique sublime, ou d&#39;une r&eacute;plique de Chappie, interpr&eacute;t&eacute; par un Sharlto Copley brillant, mais aussi &eacute;norm&eacute;ment d&#39;humour aussi, et &agrave; d&#39;autres instants, une certaine amertume.</p> <p style="text-align:center"><img alt="" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRBV1UEd0Y81m1fqqiUpq6NbI5fX1uqmJY0a6wqQxakmsRaeMypmTWiIZv1Aw" style="height:242px; width:494px" /></p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si le film s&#39;&eacute;tait arr&ecirc;t&eacute; l&agrave;, il aurait &eacute;t&eacute; brillant. Mais le probl&egrave;me arrive avec les autres personnages et enjeux du film. En bref, les personnages sont clich&eacute;s et les enjeux classiques. Le cr&eacute;ateur de Chappie, Deon ( interpr&eacute;t&eacute; par Dev Patel), le fabrique parce que c&#39;est un scientifique bisounours qui veut donner une conscience humaine &agrave; un robot, mais qui &agrave; c&ocirc;t&eacute; a quand m&ecirc;me cr&eacute;&eacute; des robots guerriers pour une entreprise d&#39;armement (bon, on a tous un loyer &agrave; payer mais quand m&ecirc;me, un peu plus de d&eacute;veloppement ne fait pas de mal&nbsp;!!), l&#39;antagoniste principal ( Hugh Jackman) d&eacute;teste les inteligence artificielle parce que &hellip; parce que sinon il y a pas de m&eacute;chant. Il est jaloux et donc comme toute personne jalouse, il est oblig&eacute; d&#39;&ecirc;tre &eacute;galement aussi sadique, violent, de m&eacute;priser la vie humaine (parce que bon, la psychologie, c&#39;est bien quand on cr&eacute;e des personnages de robots mais les humains, non la psychologie ne sert &agrave; rien&nbsp;!! ). Je ne vais pas continuer, tous les personnages sont comme &ccedil;a, des machines humaines programm&eacute;s &agrave; ex&eacute;cuter les ordres du sc&eacute;naristes.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand aux enjeux qui aurait pu &ecirc;tre, oh je ne sais pas, l&#39;humanit&eacute; confront&eacute; &agrave; son propre miroir, l&#39;&eacute;volution de personnalit&eacute; du robot qui aurait &eacute;t&eacute; de pair avec la soci&eacute;t&eacute;, tant&ocirc;t bon quand il est prot&eacute;g&eacute; dans son foyer, tant&ocirc;t mauvais quand il est confront&eacute; &agrave; tous les vices de la soci&eacute;t&eacute;, l&#39;importance des &eacute;motions dans l&#39;appr&eacute;ciation de la vie humaine voire m&ecirc;me l&#39;&eacute;volution de l&#39;esp&egrave;ce humaine. Finalement le film choit de parler &hellip; de l&#39;&acirc;me. Les humains ont une &acirc;me et une conscience et Chappie en a une aussi donc... donc rien du tout. Le reste c&#39;est le m&eacute;chant qui fout le bordel et c&#39;est tout.</p> <p>&nbsp;</p> <p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chappie</em> n&#39;est pas un mauvais film, c&#39;est un chef d&#39;oeuvre rat&eacute;. Chef d&#39;oeuvre car le concept de base et le potentiel du film &eacute;tait &eacute;norme, car l&#39;univers repr&eacute;sent&eacute; est r&eacute;aliste et assez int&eacute;ressant, parce que la mise en sc&egrave;ne est excellente et qu&#39;au final, quoiqu&#39;on puisse lui reprocher, le film reste au final assez plaisant &agrave; regarder. C&#39;est rat&eacute; dans le sens ou les possibilit&eacute;s &eacute;taient tellement grandes et qu&#39;au final, on se contente de tellement peu. Neill Blomkamp est un r&eacute;alisateur prometteur, mais il y a un moment ou il faut arr&ecirc;ter de promettre et commencer &agrave; offrir. Esp&eacute;rons que ce sera le cas avec le prochain <em>Alien.</em></p> <p style="text-align:center"><br /> <img alt="" src="https://cdn2.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/3473756/chappie_main_bcf188704cb30ab16c50e5cd188b04cc.0.jpg" style="height:399px; width:660px" /></p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p>

<p>Avant toute chose, je tiens &agrave; pr&eacute;ciser que je n&#39;ai lu aucun des livres de la trilogie &laquo;&nbsp;50 nuances&nbsp;&raquo;. La critique qui suit ne peut donc pas rendre compte de la fid&eacute;lit&eacute; de cette adaptation. Ce qui, je pense, devrait correspondre &agrave; la majorit&eacute; des lecteurs masculins de cet article. Mais ne vous inqui&eacute;ter pas mesdames, je vais tacher d&#39;&ecirc;tre aussi objectif que possible (malgr&eacute; mes nombreux a priori avant d&#39;entrer en salle) et de traiter ce film comme n&#39;importe quel autre film.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Pour ceux comme moi qui n&#39;ont pas lu le livre, 50 nuances de Grey (Fifty shades of Grey pour les amateurs de VOST et de jeux de mots intraduisibles), c&#39;est l&#39;histoire d&#39;Anastasia Steele, jeune &eacute;tudiante en litt&eacute;rature d&#39;une vingtaine d&#39;ann&eacute;e, et encore vierge (important pour la suite de l&#39;histoire/la critique). Sa colloc Kate &eacute;tant malade, Anastasia accepte de la remplacer pour aller interviewer Christian Grey, milliardaire et c&eacute;libataire de 27 ans, chef de sa propre entreprise (r&ecirc;ve am&eacute;ricain, quand tu nous tiens). Entre Christian et Anastasia, c&#39;est tout de suite le coup de foudre. Christian est beau, riche, et il a ce petit je-ne-sais-quoi qui n&#39;&eacute;tais jadis propre qu&#39;&agrave; Batman, c&#39;est-&agrave;-dire l&#39;art d&#39;arriver d&#39;un coup dans une pi&egrave;ce en silence et de faire sursauter l&#39;h&eacute;ro&iuml;ne. Pour faire simple et malgr&eacute; sa froideur apparente et son petit c&ocirc;t&eacute; stalker (on y reviendra plus bas), Christian a tout du prince charmant. Seulement voila, Christian a des&hellip; penchants. Des go&ucirc;ts &eacute;trange. Christian Grey ne fais pas dans le romantisme&hellip; Il est adepte de la domination, et veut faire d&#39;Anastasia son esclave sexuelle.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Le film se concentre donc sur les penchants de Christian et sur comment Anastasia va appr&eacute;hender cette &laquo;&nbsp;initiation&nbsp;&raquo; (<em>spoiler alert</em>, elle finit par accepter d&#39;&ecirc;tre initi&eacute;e au &quot;SM&quot;. En m&ecirc;me temps sinon, y a plus de film). Et, si elle semble accepter les penchants de son prince charmant, Anastasia a un l&eacute;ger probl&egrave;me avec la froideur de Christian, qui s&#39;interdit tout romantisme et tout les &laquo;&nbsp;trucs de couples&nbsp;&raquo; comme se faire caresser le visage par sa petite amie/esclave sexuelle, ou encore les rencards amoureux. Enfin &ccedil;a c&#39;est en th&eacute;orie, en pratique on touche directement du doigts le gros d&eacute;faut du film, la caract&eacute;risation des personnages.</p> <p>&nbsp;</p> <p>La caract&eacute;risation des personnages, dans un sc&eacute;nario, c&#39;est tout ce qui d&eacute;fini un personnage (bah oui, logique), sa fa&ccedil;on de parler, son allure, sa personnalit&eacute;, ce qui le motive, etc. En gros pour qu&#39;un personnage soit cr&eacute;dible et attachant, quelque soit le genre cin&eacute;matographique, il faut qu&#39;il soit coh&eacute;rent. Et l&agrave;, les deux personnages ne sont pas coh&eacute;rent du tout.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Je vais commencer par monsieur Christian &quot;SM&quot; Grey. Il passe son temps &agrave; r&eacute;p&eacute;ter &agrave; Anastasia que les histoires de couple et le romantisme, ce n&#39;est pas pour lui, et pourtant il danse avec elle, l&#39;emm&egrave;ne d&icirc;ner en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, la caresse (m&ecirc;me s&#39;il interdit la r&eacute;ciproque), et va m&ecirc;me jusqu&#39;&agrave; lui faire l&#39;amour tendrement pour que la premi&egrave;re fois de sa dulcin&eacute;e se passe bien. M&ecirc;me chose du c&ocirc;t&eacute; d&#39;Anastasia. Difficile de la croire quand elle pousse un coup de gueule en pleurant que toute ces pratiques lui font du mal quand dans toutes les sc&egrave;nes de sexe &quot;SM&quot;, elle se prend au jeu et semble appr&eacute;cier.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Parlons en d&rsquo;ailleurs des sc&egrave;nes de sexe. Vous vous en douter, le film en contient un bon nombre avec de la nudit&eacute; montr&eacute;e, et nous permettent de d&eacute;couvrir un &eacute;ventail des pratiques de M. Grey. Seulement l&agrave; non plus, on n&#39;y croit pas trop. Pourquoi&nbsp;? Parce que primo, Anastasia est tellement hypersensible qu&#39;elle est &agrave; deux doigts de l&#39;orgasme d&egrave;s que Christian la fr&ocirc;le. Y comprit dans les sc&egrave;nes hors-sexe&nbsp;! Difficile de savoir si c&#39;est la faute &agrave; un jeu d&#39;acteur mauvais ou a une direction voulant tr&egrave;s (trop. Beaucoup trop) mettre en valeur l&#39;excitation des personnages. Et secondo, parce que ce n&#39;est pas pour rien que je met &laquo;&nbsp;SM&nbsp;&raquo; entre guillemets depuis le d&eacute;but de la chronique. Au mieux, on va qualifier &ccedil;a de &laquo;&nbsp;SM soft&nbsp;&raquo;, mais attacher son/sa partenaire avec une cravate, ce n&#39;est pas du SM. Donner une fess&eacute;e, ce n&#39;est pas du SM. Jouer avec un gla&ccedil;on non plus. Il y a toujours le coup de la cravache et du martinet. Mais caresser le corps de sa partenaire avec, donner trois coup tellement violent qu&#39;une mouche pos&eacute;e &agrave; c&ocirc;t&eacute; ne prendrais m&ecirc;me pas la peine de d&eacute;coller, pour ensuite passer &agrave; un missionnaire tout ce qu&#39;il y a de plus normal, ce n&#39;est pas du SM. Monsieur Grey, pendant une bonne partie du film, vous avez demand&eacute; &agrave; Anastasia de se renseigner sur vos pratique. Mais vous &ecirc;tes vous renseign&eacute; vous-m&ecirc;me&nbsp;?</p> <p>&nbsp;</p> <p>En plus, il y a tellement de sc&egrave;nes de sexes qu&#39;au final l&#39;intrigue n&#39;avance pas. Je n&#39;ai rien contre les films qui montrent beaucoup de sexe, si le reste de l&#39;intrigue est int&eacute;ressant. Si ce genre de film vous int&eacute;resse, je vous recommencerais d&rsquo;ailleurs Shame, Basic Instinct, et pour les plus ouverts d&#39;esprit Shortbus. Mais l&agrave;, je vais essayer de vous faire un r&eacute;sum&eacute; de l&#39;intrigue du film&nbsp;:</p> <p>&nbsp;</p> <ul> <li> <p>Anastasia et Christian se rencontrent et tombent amoureux&nbsp;;</p> </li> <li> <p>Christian d&eacute;voile ses penchants &agrave; Anastasia&nbsp;;</p> </li> <li> <p>Anastasia a des doutes et ne veut pas essayer&nbsp;;</p> </li> <li> <p>Anastasia accepte d&#39;essayer&nbsp;;</p> </li> <li> <p>Anastasia et Christian d&eacute;battent sur la nature de leur couple&nbsp;;</p> </li> <li> <p>Anastasia accepte d&rsquo;essayer du SM un peu plus hard.</p> </li> <li> <p>La fin (on va pas spoiler trop non plus).</p> </li> </ul> <p>&nbsp;</p> <p>Voil&agrave;, tout &ccedil;a peut facilement tenir en 1/2h &agrave; tout casser. Mettez du sexe un peu partout entre chaque &eacute;tape et vous avez 2h05 de film, vu l&#39;avanc&eacute;e de l&#39;intrigue vous les sentez passer..</p> <p>&nbsp;</p> <p>Je suis assez m&eacute;chant dans cette critique pour deux raisons. La premi&egrave;re c&#39;est que je n&#39;aime pas qu&#39;on nous vendent du mensonge. En l&rsquo;occurrence un film avec une plong&eacute;e dans l&#39;univers SM/BDSM. Mais aussi parce que tout les d&eacute;fauts du film lui donnent aussi sa plus grosse qualit&eacute;&nbsp;: il est dr&ocirc;le. Et &ccedil;a je dois dire que c&#39;est quelque chose &agrave; laquelle je ne m&#39;attendais pas. Le film est dr&ocirc;le. &Agrave; la fois volontairement (y a quelques dialogues qui font mouche), et &agrave; la fois par son c&ocirc;t&eacute; pas toujours cr&eacute;dible qui rend certaines sc&egrave;nes et certains dialogues assez marrant. Du coup je m&#39;adresse &agrave; tout les petits amis et petites amies, qui ne veulent pas se faire tra&icirc;ner au cin&eacute;ma par leur moiti&eacute;. Allez-y quand m&ecirc;me. Vous aller certes perdre deux heures, mais vous aller rigoler quand m&ecirc;me, et avec un peu de chance votre moiti&eacute; voudra essayer de nouveaux trucs en sortants. Les autres vous pouvez passer votre chemin et choisir une autre s&eacute;ance. Imitation Game par exemple. Moi je vous dis bisous les jeunes, et voyez des films.</p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><strong>C</strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)">&rsquo;est en partant de son propre v&eacute;cu que&nbsp;</span><strong>Maxime Giroux</strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)">&nbsp;a r&eacute;alis&eacute;&nbsp;</span><em><strong>FELIX ET MEIRA</strong></em><span style="color:rgb(0, 0, 0)">, son troisi&egrave;me long m&eacute;trage. Ag&eacute; de 38 ans, le r&eacute;alisateur a c&ocirc;toy&eacute; durant des ann&eacute;es la communaut&eacute; juive hassidique ultra-orthodoxe du quartier de Mile End &agrave; Montr&eacute;al (Canada). Une communaut&eacute; particuli&egrave;rement renferm&eacute;e sur elle-m&ecirc;me avec laquelle&nbsp;</span><strong>Maxime Giroux&nbsp;</strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)">n&rsquo;a jamais pu communiquer.&nbsp;</span><em><strong>FELIX ET MEIRA</strong></em><span style="color:rgb(0, 0, 0)">, prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto, nous fait d&eacute;couvrir cet univers particulier. (...)</span></span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">(...) Construit de mani&egrave;re lente, provoquant parfois un certain ennui,&nbsp;<em><strong>FELIX ET MEIRA</strong></em>&nbsp;trouve sa beaut&eacute; dans sa finesse. Si F&eacute;lix (<strong>Martin Dubreuil</strong>) est particuli&egrave;rement insouciant, voire enfantin, il comprend bien qu&rsquo;avec Meira (<strong>Hadas Yaron</strong>) leurs rapports n&rsquo;&eacute;volueront pas vite. Cette derni&egrave;re qui a v&eacute;cu toute sa vie au sein de sa communaut&eacute; o&ugrave; les choses les plus simples lui sont interdites et inconnues (dessiner, &eacute;couter de la musique, danser) va braver ces coutumes, mais sans jamais subir l&rsquo;insistance de F&eacute;lix, qui se contente de recevoir ce que Meira veut bien lui offrir. Car au centre de l&rsquo;histoire il y a surtout une remise en question, ou du moins une perte de foi, de la part de Meira qui ne se reconna&icirc;t plus dans sa pratique religieuse, n&rsquo;&eacute;prouvant plus l&rsquo;enthousiasme d&rsquo;antan lors du shabbat et qui s&rsquo;ennuie.</span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">(...) La rencontre de F&eacute;lix n&rsquo;a rien d&rsquo;&eacute;vident et le r&eacute;alisateur met en sc&egrave;ne leur relation avec une intelligente prudence. D&rsquo;abord se parler, puis se regarder, enfin se toucher.&nbsp;<strong>Maxime Giroux</strong>&nbsp;suit l&rsquo;&eacute;volution de leurs rapports en tournant autour de ces protagonistes, quitte &agrave; les filmer de dos, tout en les laissant vivre devant les yeux du spectateur. En suivant cette optique&nbsp;<strong>Giroux</strong>&nbsp;offre des s&eacute;quences d&rsquo;une grande beaut&eacute;. Par exemple Meira, qui n&rsquo;a pas le droit de regarder un autre homme que son mari, h&eacute;site dans un premier temps avec F&eacute;lix. Le regard de la jeune femme vaque autour du visage de F&eacute;lix avant de se fixer enfin sur ses yeux l&rsquo;espace de quelques instants. La cam&eacute;ra capte chaque d&eacute;tails du visage sublime de son interpr&egrave;te,&nbsp;<strong>Hadas Yaon</strong>. L&rsquo;actrice de 25 ans est une r&eacute;v&eacute;lation et fait de Meira le point fort du film. Avec sa perruque plus que visible et pas le moindre maquillage, elle illumine le film par sa malice et sa beaut&eacute; simple et naturel, dans un d&eacute;cors pour le moins terne. (...)</span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">L&#39;int&eacute;gralit&eacute; de notre critique sur <a href="http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-felix-et-meira/">Le Blog du Cin&eacute;ma</a></span></span></p> <h2>&nbsp;</h2>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size:12px">(...) A premi&egrave;re lecture du synopsis rien ne laissait pr&eacute;sager qu&rsquo;<em><strong>HARD DAY</strong></em>&nbsp;pouvait nous surprendre autant. Pourtant il suffit de quelques minutes pour emporter le spectateur et le maintenir sous tension durant pr&egrave;s de deux heures.<br /> Dans un premier temps&nbsp;<em><strong>HARD DAY</strong></em>&nbsp;met l&rsquo;accent sur l&rsquo;humour. Le personnage principal, Gun-su, se retrouve avec un cadavre sur les bras au plus mauvais moment (si tant est qu&rsquo;il y a un bon moment pour cela). Entre l&rsquo;inspection surprise au commissariat d&rsquo;un enqu&ecirc;teur, qui s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; trouver de l&rsquo;argent sale dans son bureau et l&rsquo;enterrement de sa m&egrave;re, qui n&eacute;cessite sa pr&eacute;sence le plus vite possible, il n&rsquo;a que peu de temps pour trouver o&ugrave; cacher le corps qu&rsquo;il a percut&eacute;. Pas beaucoup de temps pour r&eacute;fl&eacute;chir donc. La seule certitude pour lui est que n&rsquo;ayant a priori pas &eacute;t&eacute; vu au moment des faits, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de preuve l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement pourrait ne jamais avoir eu lieu. La malchance qui semble poursuivre Gun-su, dont les actions sont pour le moins amorales et le destin qui se refuse constamment &agrave; lui faciliter la vie finissent par susciter une certaine piti&eacute;. Test d&rsquo;alcool&eacute;mie sur la route ou encore t&eacute;l&eacute;phone de la victime oubli&eacute; sur cette derni&egrave;re, lui et le spectateur ne sont pas au bout de leurs surprises. Gr&acirc;ce &agrave; cet encha&icirc;nement de complications &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un cartoon,&nbsp;<em><strong>HARD DAY</strong></em>&nbsp;parvient &agrave; ne jamais lasser. D&rsquo;autant plus avec l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un second personnage, Park Chang-min (<strong>Jo Jin-woong</strong>), apparemment t&eacute;moin de l&rsquo;accident. Le comique s&rsquo;estompe alors et l&rsquo;inqui&eacute;tude et l&rsquo;angoisse montent tandis que Gun-su doit se soumettre au chantage dont il est victime, tout en enqu&ecirc;tant sur son propre crime et sur ce myst&eacute;rieux personnage sorti de nulle part.</span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size:12px">(...) S&rsquo;il a fallu 6 ans &agrave;&nbsp;<strong>Kim Seong-hun</strong>&nbsp;pour &eacute;crire le sc&eacute;nario, le tournage lui n&rsquo;a dur&eacute; que 55 jours. Une rapidit&eacute; et une efficacit&eacute; qui se ressentent dans la mise en sc&egrave;ne dynamique. Le r&eacute;alisateur fait encore parfaitement la part entre une r&eacute;alisation boost&eacute; par l&rsquo;adr&eacute;naline et des passages d&rsquo;enqu&ecirc;te offrant au spectateur quelques moments de r&eacute;pit avant de repartir de plus belle. Une intensit&eacute; excellente qui fait de&nbsp;<em><strong>HARD DAY</strong></em>&nbsp;un petit bijou. (...)</span></span></p> <p><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">L&#39;int&eacute;gralit&eacute; de notre critique sur <a href="http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-hard-day/">Le Blog du Cin&eacute;ma</a></span></span></p> <p>&nbsp;</p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">(...)&nbsp;<em><strong>WILD</strong></em>. Un titre qui rappelle forc&eacute;ment&nbsp;<em><strong>Into the Wild</strong></em>&nbsp;r&eacute;alis&eacute; par&nbsp;<strong>Sean Penn</strong>&nbsp;en 2007 o&ugrave; un jeune homme d&eacute;cidait de rejeter la soci&eacute;t&eacute; moderne et le r&ecirc;ve am&eacute;ricain pour partir &agrave; la d&eacute;couverte de la nature. Cependant le film de&nbsp;<strong>Jean-Marc Vall&eacute;e</strong>&nbsp;est bien plus qu&rsquo;une version f&eacute;minine d&rsquo;<em><strong>Into the Wild</strong></em>. Cheryl Strayed est une jeune femme tomb&eacute;e au plus bas. Apr&egrave;s avoir tout perdu, en grande partie par sa faute, elle part sur un coup de t&ecirc;te et se donne trois mois pour faire le point sur son avenir. Trois mois durant lesquelles elle se lance, sans aucune connaissance, dans une randonn&eacute;e longue de 1700 kilom&egrave;tres. Il s&rsquo;agit du Pacific Crest Trail (PCT), le sentier de randonn&eacute;e le plus difficile et sauvage d&rsquo;Am&eacute;rique. Durant son parcours long et douloureux, Cheryl repense &agrave; son pass&eacute; et &agrave; ce qui l&rsquo;a amen&eacute; ici. Les retours en arri&egrave;re permettent au spectateur de d&eacute;couvrir au fur et &agrave; mesure ce qui a provoqu&eacute; cette d&eacute;cision. Les premiers flash-back d&eacute;voilent des personnages et des &eacute;v&eacute;nements du pass&eacute; de Cheryl comme des indices &eacute;parpill&eacute;s. Par la suite les retours en arri&egrave;re deviennent des vraies s&eacute;quences. On y d&eacute;couvre la descente aux enfers de Cheryl, comment apr&egrave;s la perte de sa m&egrave;re (attachante&nbsp;<strong>Laura Dern</strong>)&nbsp;elle se r&eacute;fugie dans la drogue, le sexe et l&rsquo;autodestruction. C&rsquo;est durant ces sc&egrave;nes que&nbsp;<strong>Jean-Marc Vall&eacute;e</strong>&nbsp;peut travailler sa mise en sc&egrave;ne et cr&eacute;er une ambiance forte en &eacute;motion. Le reste du temps la simplicit&eacute; d&rsquo;une cam&eacute;ra &agrave; l&rsquo;&eacute;paule suffit pour filmer des d&eacute;cors naturels aussi beaux et impressionnants. (...)</span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">Au milieu de cet immense d&eacute;cors se trouve une blonde petite et mince avec sur le dos un sac &agrave; dos de deux fois sa taille. Il s&rsquo;agit de&nbsp;<strong>Reese Witherspoon</strong>&nbsp;absolument m&eacute;connaissable. Pourtant d&eacute;j&agrave; bien transform&eacute;e dans&nbsp;<em><strong>Mud : Sur les rives du Mississippi</strong></em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Jeff Nichols</strong>&nbsp;(2012), elle est ici pouss&eacute;e &agrave; se faire mal. Chaque sc&egrave;ne est un combat. Cela commence de mani&egrave;re humoristique et burlesque au d&eacute;part du voyage lorsque l&rsquo;actrice tente par tous les moyens de porter son sac bien trop lourd. D&egrave;s cet instant la d&eacute;termination de son personnage impressionne. M&ecirc;me litt&eacute;ralement &eacute;cras&eacute; par tout ce poids, elle parvient &agrave; se relever et &agrave; partir. Un poids qui repr&eacute;sente celui du pass&eacute; de Cheryl, qu&rsquo;elle doit porter sur ses &eacute;paules. Le travail de&nbsp;<strong>Jean-Marc Vall&eacute;e</strong>&nbsp;par rapport au corps de l&rsquo;actrice est particuli&egrave;rement int&eacute;ressant.&nbsp;<strong>Reese Witherspoon</strong>&nbsp;est couverte de bleus aux jambes et de rougeurs aux &eacute;paules. A plusieurs reprises le r&eacute;alisateur d&eacute;voile la nudit&eacute; de la jeune femme qu&rsquo;il filme de mani&egrave;re magistrale. Sa cam&eacute;ra descend le long du corps nu de l&rsquo;actrice, d&eacute;voilant sa nuque, son dos puis ses fesses. Le spectateur reste hypnotis&eacute; par les marques qui recouvrent sa peau. Le r&eacute;alisateur parvient &agrave; cacher la beaut&eacute; physique de l&rsquo;actrice car l&rsquo;important reste la t&acirc;che accomplie par Cheryl Strayed. D&rsquo;une part sa vie et sa renaissance mais &eacute;galement les 1700 kilom&egrave;tres qu&rsquo;elle parcourt. Loin d&rsquo;&ecirc;tre un mod&egrave;le dans sa vie pass&eacute;e, elle le devient pour les autres randonneurs qu&rsquo;elle rencontre. Etant l&rsquo;une des rares femmes &agrave; se lancer dans le PCT, elle force &agrave; l&rsquo;admiration et au respect. Ainsi la beaut&eacute; de l&rsquo;actrice provient d&rsquo;avantage de son aura que parvient &agrave; cr&eacute;er le r&eacute;alisateur. (...)</span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="color:rgb(0, 0, 0)">A la mani&egrave;re de son film pr&eacute;c&eacute;dent,&nbsp;</span><strong>Jean-Marc Vall&eacute;e</strong><span style="color:rgb(0, 0, 0)">&nbsp;&nbsp;met en sc&egrave;ne&nbsp;</span><em><strong>WILD&nbsp;</strong></em><span style="color:rgb(0, 0, 0)">de mani&egrave;re presque plate. Peu de rebondissements, mais quelques moments d&rsquo;&eacute;motions bouleversants, qui suffisent amplement. En effet, la principale force du film vient de son ambiance g&eacute;n&eacute;rale attrayante, obtenue en partie par l&rsquo;excellente bande originale. Des titres vari&eacute;s qui s&rsquo;assemblent parfaitement, et un lien entre l&rsquo;image et le son extr&ecirc;mement bien travaill&eacute;. (...)</span></span></span></p> <p><span style="font-size:12px"><span style="color:rgb(17, 17, 17); font-family:proxima,helvetica neue,helvetica,arial,sans-serif">L&#39;int&eacute;gralit&eacute; de notre critique&nbsp;sur&nbsp;<a href="http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-wild/">Le Blog du Cin&eacute;ma</a></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">(...) Au centre de l&rsquo;histoire il y a Philip (l&rsquo;excellent&nbsp;<strong>Jason Schwartzman</strong>). Difficile de trouver personnage plus antipathique. Ecrivain &eacute;go&iuml;ste, imbu de lui-m&ecirc;me et fier, il amuse dans un premier temps. Il nous laisse sans voix tandis qu&rsquo;il se f&eacute;licite d&rsquo;avoir humili&eacute; son ancienne petite amie ainsi que son (unique ?) ami dans la m&ecirc;me journ&eacute;e. Une attitude que le r&eacute;alisateur d&eacute;veloppe de mani&egrave;re intelligente. On comprend rapidement que Philip est une cause perdue et ne cherche pas &agrave; obtenir la sympathie du spectateur, bien au contraire. Si ce personnage rappelle fortement ceux interpr&eacute;t&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement par&nbsp;<strong>Woody Allen</strong>&nbsp;dans ses propres films (<strong><em>Manhattan</em></strong>,&nbsp;<em><strong>Maris et femme</strong></em>,&nbsp;<strong><em>Annie Hall</em></strong>), ici&nbsp;<strong>Alex Ross Perry</strong>&nbsp;tend vers d&rsquo;avantage d&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute;. Car bien souvent&nbsp;<strong>Woody Allen</strong>&nbsp;semble se satisfaire de son personnage n&eacute;vros&eacute; et aga&ccedil;ant.</span></span></p> <p style="text-align:justify"><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">(...) Dans&nbsp;<em><strong>Listen Up Philip</strong></em>, le &laquo;&nbsp;h&eacute;ros&nbsp;&raquo; est antipathique et en subira les cons&eacute;quences. L&rsquo;aspect judicieux du film est de le laisser un temps de c&ocirc;t&eacute; pour se pencher sur les personnages secondaires et leur vie. Il y a Ashley (<strong>Elisabeth Moss</strong>) la petite amie de Philip, abandonn&eacute;e par ce dernier de mani&egrave;re bien l&acirc;che. Personnage touchant, elle devra passer par les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de sa rupture avant de s&rsquo;en remettre. L&rsquo;autre intrigue secondaire pr&eacute;sente la relation compliqu&eacute;e entre Ike (<strong>Jonathan Pryce</strong>), devenu le mentor de Phillip, et sa fille (<strong>Krysten Ritter</strong>). Au centre de leurs probl&egrave;mes, le divorce des parents de la jeune femme &agrave; cause des aventures de son p&egrave;re. Une partie int&eacute;ressante sur laquelle le r&eacute;alisateur aurait pu s&rsquo;attarder d&rsquo;avantage. (...)</span></span></p> <p><span style="font-size:12px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">L&#39;int&eacute;gralit&eacute; de notre critique&nbsp;sur <a href="http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-listen-philip/">Le Blog du Cin&eacute;ma</a></span></span></p>

<p><span style="background-color:rgb(255, 255, 255); color:rgb(75, 73, 66); font-family:arial,sans-serif; font-size:13px">Et voici le pitch de ce chef d&rsquo;&oelig;uvre : un flic ren&eacute;gat de Miami ma&icirc;tre &egrave;s kung-fu voyage dans le temps pour tuer le &laquo; Kung F&uuml;hrer &raquo;. Entendez par l&agrave; le plus grand criminel de tous les temps, Adolf Hitler. Mais la machine &agrave; remonter le temps a des rat&eacute;s et notre justicier atterrit accidentellement chez les Vikings. Enfin des Vikings qui chevauchent des dinosaures... Et pour que le tableau soit complet, Kung Fury regorge aussi de robots, de mutants et autres divinit&eacute;s nordiques.&nbsp;</span><br /> <br /> <span style="background-color:rgb(255, 255, 255); color:rgb(75, 73, 66); font-family:arial,sans-serif; font-size:13px">Le film est cens&eacute; durer une demi-heure. Pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;en existe que deux minutes sur la Toile. Un trailer qui a enthousiasm&eacute; les internautes adeptes de films barr&eacute;s. Apr&egrave;s une avalanche de clics, le r&eacute;alisateur su&eacute;dois David Sandberg est en passe de r&eacute;ussir son coup : en mettant 5000 dollars de sa poche et avec l&rsquo;aide de la communaut&eacute; en ligne, il entend bien achever son &oelig;uvre. Sur la plate-forme de crowdfunding Kickstarter, il a d&eacute;j&agrave; rassembl&eacute; 630 019 dollars. En contrepartie, la version de 30 minutes de Kung Fury pourra &ecirc;tre visionn&eacute;e gratuitement sur Internet.&nbsp;</span><br /> <br /> <span style="background-color:rgb(255, 255, 255); color:rgb(75, 73, 66); font-family:arial,sans-serif; font-size:13px">David Sandberg a &eacute;crit le sc&eacute;nario, il &eacute;tait &agrave; la r&eacute;alisation et a m&ecirc;me incarn&eacute; le r&ocirc;le principal. Normalement, il travaille sur de grandes productions &ndash; cin&eacute;ma ou publicit&eacute;. Ce qui explique l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance du trailer de son OVNI trash.&nbsp;</span></p> <p>Le trailer du film :&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=72RqpItxd8M">https://www.youtube.com/watch?v=72RqpItxd8M</a></p> <p style="text-align: right;"><em><span style="background-color:rgb(255, 255, 255); color:rgb(75, 73, 66); font-family:arial,sans-serif; font-size:13px">Source : Arte</span></em></p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size:12px">(...) En voix off un d&eacute;compte se fait entendre &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un lancement de fus&eacute;e. 10, 9, 8&hellip; On ne se dirige pas vers l&rsquo;espace mais dans l&rsquo;antre du Discount qui s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; accueillir une foule de gens. 3, 2, 1&hellip; Les portes s&rsquo;ouvrent ! Comme chaque matin les clients se ruent &agrave; l&rsquo;attaque. Pour faire face &agrave; cette horde sauvage, les employ&eacute;s se doivent de respecter les consignes. Sourire, &ecirc;tre aimable et accueillant. Le tout pour un salaire de mis&egrave;re (un peu plus de 900 &euro; brut) et dans des conditions difficiles. Parmi les employ&eacute;s il y a Gilles, Christiane, Alfred, Emma et Momo. Cinq coll&egrave;gues et amis qui tentent de joindre les deux bouts. (...) Tous risquent de perdre leur poste prochainement. Ils d&eacute;cident donc de prendre les devant et de s&rsquo;assurer une prime de ch&ocirc;mage. Sorte de clin d&rsquo;&oelig;il amusant et subtil aux films de braquage, la bande met en place un stratag&egrave;me pour r&eacute;cup&eacute;rer les aliments invendues sans se faire attraper. Les diff&eacute;rents rebondissements qui obligent nos h&eacute;ros &agrave; prendre de plus en plus de pr&eacute;cautions et &agrave; trouver de nouvelles combines permettent au film de ne pas s&rsquo;essouffler rapidement et garde un ton comique.</span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size:12px">(...) Jusqu&rsquo;au bout <strong>Louis-Julien Petit</strong>&nbsp;fait de ses protagonistes des personnages authentiques, justes et forc&eacute;ment attachants. En partie gr&acirc;ce aux prestations sans fautes de l&rsquo;ensemble des acteurs, jusque dans les plus petits seconds r&ocirc;les, comme&nbsp;<strong>Pablo Pauly</strong>&nbsp;(<em><strong>Les Lascars</strong></em>) ou&nbsp;<strong>Hafid F. Benamar</strong>&nbsp;(<em><strong>Platane</strong></em>) qu&rsquo;on retrouve avec plaisir. Car si le vole reste r&eacute;pr&eacute;hensible, il est ici amen&eacute; comme une r&eacute;volte auquel on prend parti. La r&eacute;volte des employ&eacute;s qui y voient une alternative &agrave; une gr&egrave;ve &agrave; laquelle aucun d&rsquo;entre eux ne peut participer&nbsp;(financi&egrave;rement).</span></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size:12px"><span style="color:rgb(0, 0, 0)">Dans cette com&eacute;die sociale&nbsp;</span>le r&eacute;alisateur<span style="color:rgb(0, 0, 0)">&nbsp;porte un regard honn&ecirc;te, humain et ne tombe pas dans la caricature. Il ne bascule pas dans le&nbsp;</span><em>pathos</em><span style="color:rgb(0, 0, 0)">&nbsp;pesant car les personnages font face avec dignit&eacute; &agrave; leur situation. Malgr&eacute; les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es chacun dans leur vie et leur pass&eacute;, aucun n&rsquo;appara&icirc;t abattu.&nbsp;</span><em><strong>DISCOUNT</strong></em><span style="color:rgb(0, 0, 0)">&nbsp;fait &eacute;videmment r&eacute;agir par rapport au gaspillage alimentaire sans pour autant entrer dans le d&eacute;bats (notamment par rapport au projet de loi de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2014 pour que les commerces de grande surface proposent les produits invendables &agrave; des associations d&rsquo;aide alimentaire). L&rsquo;essentiel reste le rapport aux personnages et leur situation. (...)</span></span></span></p> <p><span style="font-size:12px"><span style="color:rgb(17, 17, 17); font-family:proxima,helvetica neue,helvetica,arial,sans-serif">L&#39;int&eacute;gralit&eacute; de notre critique&nbsp;sur <a href="http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-discount/">Le Blog du Cin&eacute;ma</a></span></span><br /> &nbsp;</p>